Ceux qui vivent dans la boue

Un document bouleversant sur la jungle de Calais réalisé par Yolande Moreau.

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Avant même que la question des réfugiés s’impose en une de l’actualité européenne, Arte lançait une série multimédia consacrée aux camps de migrants, signée par des cinéastes, écrivains, photographes et dessinateurs de BD croisant leurs regards sur ces vies échouées en terre étrangère. Après le Népal, l’Irak, le Liban et le Tchad, la chaîne franco-allemande s’intéresse cette semaine à la tristement célèbre « jungle » de Calais. Un cinquième volet confié à la comédienne et réalisatrice Yolande Moreau, dont la poésie berce les images – comme lorsqu’elle capte ces bulles de savon aux reflets arc-en-ciel, qui dansent dans les airs avant d’exploser au contact du sol boueux. Ponctués des poèmes de Laurent Gaudé, ses longs plans fixes illustrent l’immobilité à laquelle sont condamnés ces candidats à l’exil, empêchés de rejoindre l’Angleterre. Un témoignage humble et sensible sur un drame humain auquel l’Europe ne sait pas trouver de réponse.

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