V pour victoire

Face au tyran, le premier des "Anonymous".

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21e siècle. Le tyran Sutler a réussi à mettre Londres à sa botte. Face à lui, un seul homme. Affublé d’un masque au sourire perpétuel (une grimace riante qui deviendra le symbole des pirates informatiques Anonymous), « V » prépare la résistance. Avec à ses côtés Evey, qu’il a arrachée à des miliciens de l’ordre. James McTeigue prend du galon en se voyant confier la mise en scène d’un scénario des Wachowski, lui-même basé sur un roman graphique d’Alan Moore et David Lloyd. Cette politique-fiction futuriste fait penser à Matrix, mais sans sa cohorte d’effets spéciaux. Ici aussi, un système tyrannique est mis en place pour contrôler les humains. Cette fois, Hugo Weaving (« V ») s’apparente au virus sauveur. Et Mc Teigue s’amuse à lui donner des façons de héros à l’ancienne. « V » vit dans une demeure gothique aux allures de Nautilus, se bat avec une dague, est avide de vengeance comme un certain Monte-Cristo. Brandissant l’étendard de la révolte contre le fascisme, V pour Vendetta prend également les teintes d’une superbe romance noire et impossible.

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