Un flic chasse l’autre

Avis aux sentimentaux: la nouvelle saison de Falco est celle du grand changement.

falco_1_tf1

Il l’avait lui-même annoncé – avec tristesse: Falco pour lui, c’est fini. Mais sans Sagamore Stévenin, dont le charismatique et attachant personnage donne son titre à la série, le programme ne perd-il pas son principal atout? La production a donc décidé d’un départ en douceur, histoire de ménager le téléspectateur. Cette saison 4 reprend comme si de rien n’était, là où la troisième s’était arrêtée – à quelques mois près. L’on retrouve le médecin légiste Chéron, incarcéré pour meurtre et en attente de son procès, soutenu par sa compagne Carole et par Pauline (l’ex-femme et la fille de Falco, pour rappel). Le lieutenant, lui, s’est juré de tout faire pour sortir son ami de là. Mais il a déjà fort à faire avec la disparition d’une jeune fille, à laquelle semble lié un ancien enfant-tueur. Une enquête bien sombre qui sera, on s’en doute, particulièrement éprouvante pour notre héros. Pas de chance, lui qui avait enfin décidé d’oublier ses traumatismes pour aller de l’avant…

Tout semblerait presque normal si un certain Maxime (David Kammenos) ne traînait dans le coin, multipliant les occasions de rencontrer Falco. En quelques scènes, est ainsi exposé son successeur: un flic au mystérieux passé, encore marqué par la disparition de sa compagne dix ans plus tôt et obsédé par une chanteuse de cabaret (Anne Sila, finaliste de The Voice en 2015). Tourmenté comme il faut donc, mais non dénué d’humour et d’un certain charme nonchalant. De l’humour, la série en injecte d’ailleurs régulièrement pour alléger le drame: le couple formé par Chevalier et Joy ainsi que la nouvelle légiste offrent ainsi d’agréables respirations. Ce qui nous laisse penser que Falco pourrait bien survivre à Falco. Le départ de Sagamore Stévenin n’est pas aisé, mais il est soigné et les indices semés pour préparer la suite, suffisamment efficaces pour garder notre curiosité en éveil.

Plus d'actualité