Secret stories

Resucée du format australien, ce remake US prend peu de distance avec son modèle original.

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On a souvent comparé à Broadchurch la mouture australienne dont s’inspire ce clone. Pourtant, le créateur de Secrets & Lies – version hémisphère sud – s’en défend: non, il n’a pas été influencé par le succès britannique pour donner vie à son thriller. Il ne l’a même pas vu! Cependant, c’est indéniable, ces deux feuilletons policiers partagent un même sens du suspense. Cet aspect est évidemment repris dans ce Secrets & Lies à la sauce amerloque qu’entame Be Séries. Comme le postulat de départ.

 

À l’image de la fiction originale, tout commence ici par la découverte macabre que fait un père de famille lors de son footing. Sur le chemin, Ben Crawford (Ryan Phillippe, Souviens-toi… l’été dernier) va en effet découvrir le cadavre du petit Tom, fils de sa voisine. Il n’en faudra pas plus pour que l’inspectrice Andrea Cornell (Juliette Lewis, bientôt à l’affiche de Jem et les hologrammes) le suspecte rapidement d’être l’auteur du meurtre. Si l’on peut émettre des doutes quant à la culpabilité du type (quelles sont les réelles motivations de la détective?), une chose est sûre, cette affaire aura aussi des répercussions autour de lui.

Complètement chapeautée par les Américains, sans aucune supervision effectuée par son scénariste initial, l’adaptation ne s’éloigne pas trop de l’intrigue développée au préalable. Il ne s’agit pas non plus d’un simple copier-coller (comme c’était quasiment le cas pour Gracepoint, le Broadchurch US), d’autant que la conclusion réserve quelques surprises. Toutefois, cette transposition, bavarde et lissée, est moins efficace: l’énigme centrale se boucle en dix chapitres, contre six épisodes pour son aînée de 2014. Une saison 2 basée sur une autre affaire et avec d’autres acteurs (à une exception près) est néanmoins attendue outre-Atlantique.

 

 

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