The Jam, punks à part

Remise en perspective de The Jam, un groupe britannique essentiel des seventies, et au-delà.

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Réécouter « In the City » de The Jam, presque quarante ans après sa sortie, revient à se baigner dans une Angleterre marquée par ses divisions sociales, bientôt prête à basculer dans une radicalité économique éprouvante. Margaret Thatcher arrive et le pays se prépare à des années de contestation musclées. Paul Weller a rencontré Steve Brooks en 1972. Avec deux comparses, Bruce Foxton (basse) et Rick Buckler (batterie), ils lancent un groupe qui connaîtra un succès durable et une carrière éclair. The Jam sort son premier album en 1977, « In The City », qui ravit la critique. Le NME écrit que le songwriting de Weller « capture entièrement cette ambiance de frustration adolescente avec la grâce mélodique et l’aplomb dynamique des premiers Kinks et des Who ».

Weller a dû bondir de joie. The Who est une de ses grosses influences. Paul Weller s’approprie la sous-culture mods, et écoute jusqu’à plus soif les grands courants des années soixante, de la beat music jusqu’au psyché. The Jam: About A Young Idea réussit à la fois le tour de force d’accéder aux archives des membres de Jam, disloqués en 1982, pour raconter cette époque où les jeunes « jumpaient sur de la musique vraiment politique » et où l’écart entre la manif et la salle de concert n’était jamais bien grand. Weller profite du documentaire pour confirmer que The Jam ne se reformera jamais, et que sa musique a désormais « des jambes » pour marcher et la longévité nécessaire pour atteindre de nouveaux publics.

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