Un manipulateur dangereux

Diabolique revient sur l’histoire vraie d’une famille de notables piégée par un escroc sans pitié.

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Automne 1999. Hélène de Lassay-Anger (Michèle Laroque) a convoqué ses frères pour discuter de l’avenir du château familial. Jusque-là, les lieux étaient entretenus grâce à des subsides de l’Etat. Mais les subventions habituelles ont été coupées et personne ne possède l’argent nécessaire pour maintenir la propriété en état. Comme toujours, c’est Hélène qui doit trouver une solution. C’est alors qu’elle tombe sur l’homme providentiel, en la personne de Thomas Texier (Laurent Stocker). Il est gentil, prévenant et souhaite aider les de Lassay. Le « héros » commence par de menues interventions mais, très vite, il participe à toutes les décisions importantes que prend Hélène. De bon Samaritain, Thomas se transforme en super-espion: il affirme appartenir aux services secrets. Sa mission? Protéger Hélène et les siens d’une conspiration qui vise à les dépouiller de tous leurs biens. Enorme, pensez-vous. Pas pour Hélène, qui boit les paroles de son « sauveur ». Elle convainc ses proches. Ceux qui ont des doutes, Thomas Texier les écarte. D’ailleurs, l’escroc interdit aux Lassay tout contact avec l’extérieur. Ils plongent alors dans une paranoïa dont personne ne sortira indemne.

Le téléfilm retrace la descente aux enfers d’une famille que rien ne prédestinait à un tel désastre. Intéressant mais peu crédible, serait-on tenté de penser. Sauf que… Cette fiction s’inspire de l’histoire vraie des de Védrine, aussi connus comme « les reclus de Monflanquin », dont le documentaire qui suit retrace le cauchemar. Piégés par un Thierry Tilly extrêmement manipulateur, ils ont perdu la grande majorité de leur fortune. Celui qu’on a surnommé « le gourou des reclus » fut condamné à dix ans de prison pour avoir dépouillé ses victimes. Mais les de Védrine n’ont jamais récupéré leurs biens.

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