Retour en classe

Une nouvelle heure a sonné pour l'interview politique. Au tableau! met les politiques face à une classe d'enfants et casse les codes d'un genre souvent brouillé par la com'.

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On dit souvent que la vérité sort de la bouche des enfants. Peut-être inspirée par cette maxime, la RTBF a décidé de dépoussiérer l’interview politique en confrontant six personnalités aux électeurs de demain. « On a l’habitude de voir des schémas plus classiques, explique Ophélie Fontana présentatrice de l’émission. En faisant intervenir les enfants, on essaie de moderniser tout ça. De revenir aux fondamentaux aussi, avec les enfants qui sont peut-être plus francs, plus cash que les journalistes politiques rompus à l’exercice. » Mais ne vous méprenez pas, Au tableau! n’est pas une émission pour les enfants, les adultes devraient aussi trouver réponse à leurs questions.

Envoyer notre progéniture affronter les politiciens à notre place… Sur le papier, la formule parait un peu lâche. Elle est pourtant symptomatique de la difficulté à faire passer le message politique aux citoyens. « Il y a vraiment un écart avec les politiques qui sont dans leur domaine constamment du matin au soir et qui parfois se perdent dans des considérations très techniques, poursuit Ophélie Fontana. Comme avec les journalistes qui les interrogent. C’est un petit peu le serpent qui se mord la queue et personne ne se rend compte qu’on n’est pas toujours compris à l’extérieur« . Les enfants, bien loin du game politico-médiatique, n’hésitent pas à mettre les élus face à leur manque de clarté en les interrompant et leur demandant de répéter. Leur attitude pourrait même servir d’exemple selon la journaliste: « Je ne jette pas la pierre en disant que les enfants sont plus forts que les journalistes mais il ne faut pas hésiter à les bousculer un peu les hommes politiques! » Et les invités, comment ont-ils réagi face à ces Johanne Montay et Baudouin Remy en herbe? « Ils ont été parfois agacés de se sentir un peu faibles par rapport à un enfant qui leur pose une question dont ils ne connaissent pas la réponse« , conclut Ophélie Fontana.

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