Précision chirurgicale

Retour au Knickerbocker, où les choses ont changé depuis que que le dr Thackery a été envoyé en cure de désintox…

theknick

Des cinéastes qui s’essaient à la réalisation de séries télé, c’est banal. Mais alors que certains s’adonnent à l’exercice le temps de un ou deux chapitres (Scorsese, Fincher…), histoire de marquer leur territoire ou de faire le buzz, lui, ne lâche pas l’affaire. En cette seconde salve de The Knick, Steven Soderbergh (Ocean’s Eleven) reprend la main sur l’intégralité des épisodes. Dès lors, sa mise en scène confère à nouveau un incroyable modernisme à cette fiction qui suit les expérimentations de médecins au début du XXe siècle. Plus lisible et plus fluide que précédemment, la narration s’appuie quant à elle sur des sujets qui résonnent avec notre actualité (le racisme, l’addiction, l’avortement…), alors que ses personnages deviennent attachants. On en veut pour preuve son « héros », le Dr Thackery (Clive Owen). Jusqu’ici très souvent sous l’influence de la drogue, le voilà qui, en se débarrassant de son principal démon, nous offre un autre visage. Fascinant. Et flippant, aussi.

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