Finale de la Coupe de Belgique, une affiche de prestige

Avec une finale Standard-FC Bruges, la Coupe de Belgique réunit pour la deuxième année de suite deux ténors de notre compétition. Personne ne s’en plaindra!

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Elle a beau, ces dernières années, avoir donné l’impression de perdre quelque peu de sa superbe, la Coupe de Belgique, reste, quoi qu’on en pense, l’un des rendez-vous incontournables de la saison footballistique. Et ce n’est certainement pas l’affiche de cette finale qui nous contredira!

Au cours de cette dernière décennie, la compétition n’a pas vraiment été gâtée: une manne financière devenue limitée, la regrettable disparition de la qualification automatique pour le vainqueur final en Coupe d’Europe (qui doit désormais se farcir un, voire plusieurs tours préliminaires) et surtout, le passage de 34 à 40 rencontres en championnat, avec l’apparition des pesants playoffs en fin de saison. Heureusement, le prestige d’un tel trophée garde toute sa force pour l’image d’un club et, après le sacre de Bruges la saison dernière face à Anderlecht au terme d’une jolie finale, ce sont à nouveau deux ténors qui se retrouvent, pour ce qui constituera la revanche de l’édition 2007. Les Blauw en Zwart avaient alors défait un à zéro – sur un but de Manasseh Ishiaku – les Rouches de… Michel Preud’homme, aujourd’hui coach du camp adverse.

Si les Brugeois, plutôt affûtés cette saison, jouissent des faveurs des pronostics – avec 11 titres en 17 finales, ils sont les recordmen de l’épreuve -, le Standard apprécie lui aussi l’événement (15 finales, 6 titres). Pour rappel, les premiers sont venus à bout cette année d’Eisden, de Lokeren, de Westerlo et de Gand, pendant que les seconds ont éliminé Coxyde, Saint-Trond, Courtrai et Genk. Deux parcours finalement proches, et plutôt méritoires, convenons-en.

Cette finale sera également l’occasion de se rendre compte de la solidité des noyaux des deux équipes: côté brugeois, on pourra voir à l’œuvre l’ex-gardien français d’Angers Ludovic Butelle ou l’international israélien Lior Refaelov, voire encore le tout beau contingent belge (Meunier, De Bock, Simons, Vossen ou Vanaken). Côté liégeois, on épinglera les noms d’internationaux plutôt ronflants, comme Victor Valdés (Espagne), Darwin Andrade (Colombie), Eyong Enoh (Cameroun), Milos Kosanovic (Serbie), Ioannis Manniatis (Grèce) ou Matthieu Dossevi (Togo). Entre pas mal d’autres! La Belgique n’a donc pas à rougir de sa compétition, qui figure d’ailleurs dans le top dix continental. Un match qui, par ailleurs, sera joué à guichets fermés et où, forcément, on attend une belle ambiance!

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