Les nouvelles victimes de la malbouffe

Les grandes entreprises alimentaires parviennent à contourner les lois et continuent à vendre de la nourriture nocive pour la santé…

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On dit d’elle qu’elle est plus meurtrière que les accidents de la route ou que le tabac. Elle, c’est la malbouffe. Qui est responsable de cancers, de diabètes, d’insuffisances cardiaques et de la plupart des cas d’obésité. Entre autres. Devant ce constat alarmant, l’Europe a imposé des règles à l’industrie alimentaire. Les produits proposés sur le marché ne peuvent être ni trop gras, ni trop sucrés, ni trop salés, ni trop riches en colorants ou en graisses saturées. Fini aussi les publicités à destination des plus jeunes. Ces réglementations ont été adaptées – partiellement ou dans leur totalité et de manière plus ou moins stricte – au reste du monde. Mais la vente de ce qu’on appelle la malbouffe est très lucrative. Hors de question pour les entreprises de faire une croix sur cette part significative (voire majoritaire) de leur chiffre d’affaires. La solution? Contourner les lois, pardi! Il faut reconnaître qu’en la matière, les grandes entreprises de l’alimentaire ne semblent pas manquer d’imagination. Comme lorsqu’elles proposent des « advergames » sur Internet. Des jeux gratuits, destinés aux enfants et qui semblent bien innocents mais qui promeuvent en réalité les mêmes produits qui ne peuvent plus être présentés aux plus jeunes dans la publicité « classique ». Autre manière – au moins aussi peu admirable – de s’enrichir: les entreprises continuent à appliquer ce qui est interdit en Occident… dans les pays émergents!  Histoire d’exploiter à moindre coût un marché en pleine expansion. Le documentaire de ce soir présente des entreprises de l’alimentaire sans pitié ni considération pour la santé publique. Un documentaire aussi révoltant que nécessaire. Même s’il ne déstabilisera pas une industrie qui, comme beaucoup d’autres, n’est dirigée que par un seul principe: la rentabilité.

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