Wagons d’or

Une nuit d'août 1963, seize bandits s'attaquent à un train postal reliant Glasgow à Londres et s'emparent de 2,6 millions de livres.

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L’opération avait été pensée en profondeur. Bruce Reynolds n’avait rien laissé au hasard. Il avait peut-être été aidé par un informateur extérieur, dont on ne retrouvera jamais la trace, et que la police surnomme encore « L’homme d’Ulster ». Surtout, il disposait d’une fieffée ribambelle de quinze malfrats audacieux. Parmi eux, Ronnie Biggs, dont on disait qu’il portait chance. Reynolds était le fils d’un ouvrier syndicaliste et d’une mère infirmière. Ayant vécu la Grande Dépression, dans son enfance, il aspirait sans doute à un destin meilleur. Biggs, né dans une famille très pauvre, est passionné de chemin de fer. Rien d’étonnant à ce que Reynolds l’embarque dans son plan le plus fou: braquer un train qui relie Glasgow à Londres et qui va, dans la nuit du 3 août 1963, emmener avec lui 128 sacs remplis de billets de banque qui doivent être détruits. A côté de Reynolds et Biggs, on retrouve également un coiffeur, Gordon Goody, qui donne du jus de cerveau au projet mais aussi des postiches.

L’attaque est parfaitement huilée. Reynolds a décidé de couper les lignes téléphoniques. Le système de signalisation ferroviaire a été piraté. Dans le gang, un conducteur de chemin de fer à la retraite. Son rôle: conduire le train au meilleur endroit pour le débarrasser de son riche butin. Avec Le casse du siècle, Retour aux sources programme un excellent docu-fiction de Chris Long (l’homme derrière The Mentalist) qui ne s’arrête pas au simple braquage du train, mais retrace aussi l’extraordinaire épopée des braqueurs. Beaucoup seront arrêtés par la police, mais Goody, Reynolds et Biggs parviendront à quitter le pays. Ils connaîtront des fortunes diverses, mais la plus extraordinaire est celle de Biggs, qui vivra longtemps au Brésil, sans véritablement se cacher et chantera même deux chansons pour les Sex Pistols.

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