Les meilleures ennemies

Ségolène Royal et Martine Aubry se sont toujours détestées. Pourquoi tant de haine?

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Ces deux-là n’ont en commun que leur formation politique. À savoir le Parti socialiste français. Trois décennies déjà que Martine Aubry et Ségolène Royal se côtoient. Mais pendant ces trente années, elles ne se sont jamais fait de cadeau. Il faut dire que tout les oppose. Leurs origines, déjà. La première n’est autre que l’héritière de la figure historique Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne. Entre autres. La seconde, candidate à la présidentielle en 2007, a eu une enfance compliquée, éduquée par un père autoritaire. Toujours est-il que les deux énarques ont cherché à exister, alors que leurs parcours respectifs n’ont eu de cesse de se croiser.

Aubry a toujours été perçue comme un espoir de la gauche, et n’a jamais eu besoin d’affirmer sa légitimité. Issue du sérail, il y avait là pour elle quelque chose de « naturel ». À l’inverse, Ségolène Royal, souvent dans l’ombre de son ex-conjoint François Hollande (dont on connaît le destin…), n’a pas eu d’autre choix que de multiplier les coups de communication pour survivre dans le monde politique, comme lors de la médiatisation de la naissance de sa dernière fille en 1992, alors qu’elle était ministre. Quitte aussi à se montrer on ne peut plus culottée en interpellant François Mitterrand pour qu’il lui mette le pied à l’étrier… Ce qu’il fera, d’ailleurs. C’est lors du congrès de Reims en 2008, où les deux étaient en concurrence pour briguer le premier secrétariat du Parti socialiste remporté par Aubry, que leur rivalité a éclaté au grand jour. Mais si ces deux politiciennes s’exècrent, elles sont parvenues à contenir publiquement leur ressentiment. Tout l’inverse de Valérie Trierweiler, l’avant-dernière compagne de Hollande, qui par jalousie avait tenté de flinguer « Ségo » par le biais d’un simple tweet…

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