Kingsman: service secrets, un mélange des genres réussi

God Save The Fun

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Nous n’irons pas jusqu’à dire que c’est un ovni. Parce que Kingsman: Services secrets participe d’une tendance actuelle du cinéma d’action trash, décalé, au montage un brin épileptique et somme toute pas très poli, dans la veine de Guy Ritchie (Rock’n’Rolla, Sherlock Holmes). Mais le film, contrairement à ses influences, avance plusieurs arguments de poids: Matthew Vaughn (réalisateur un peu dingo de l’ultra-violent Kick-Ass), un casting d’enfer (le classieux Colin Firth, en clone de James Bond et de John Steed de Chapeau melon et bottes de cuir, flegmatique jusqu’à la pointe de son parapluie pare-balles, est parfait de bout en bout), pour un scénario tordu et malin d’apparence simple (un espion aguerri initie le fils d’un ami à l’art des services secrets). Et surtout un plaisir jubilatoire de cinéma, qui éclate dans chaque plan, chaque mimique, chaque visage encastré sur un poing. Mélangeant les genres avec une science folle de la mise en scène, Vaughn dynamite le cinéma d’espionnage de papa pour un divertissement pur, décomplexé, excessif, violent, mais formidablement jouissif.

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