Alain Mathot, un bourgmestre pas si serein

Devoir d'enquête conte les déboires judiciaires du bourgmestre de Seraing, qui clame qu'on veut tout bonnement "l'abattre".

devoir_enquete_1_photonews

Il fut un temps où Alain Mathot faisait figure de golden boy de la politique liégeoise. Un nom aussi prestigieux que sulfureux, l’héritage politique d’un paternel souvent soupçonné mais jamais condamné, une ville à reconstruire comme terrain de jeu et une place au sein du fameux club des cinq, aux côtés de Willy Demeyer, Jean-Pierre Marcourt, Stéphane Moreau et André Gilles. Des atouts non négligeables pour rêver à une belle carrière. Mais aujourd’hui, Alain Mathot se tapit dans la discrétion et n’est plus en odeur de sainteté au Boulevard de l’Empereur. Certains parlent même de lever son immunité parlementaire, la commission des poursuites de la Chambre s’étant penchée sur son cas fin janvier.

C’est qu’Alain Mathot est mis en cause dans une des plus grosses affaires de corruption de ces dernières années. La justice l’accuse d’avoir touché plus de 700.000 euros de pots-de-vin dans le cadre de la construction d’un incinérateur bâti par la société française Innova, qui aurait joué le rôle de corrupteur. Derrière Mathot se cache une enquête judiciaire bien plus vaste, dans laquelle des noms célèbres en région liégeoise sont cités. Un ancien directeur d’Intradel, Roger Croughs, et un hommes d’affaires bien connu en bord de Meuse, Léon-François Deferm, font aussi partie des inculpés. Devoir d’enquête revient sur un dossier qui traîne sur les bureaux de la justice liégeoise depuis plusieurs années et qui peine à se faufiler vers un procès en bonne et due forme. L’émission en profite pour donner un point de vue sur le parcours de Guy Mathot tout au long de cette affaire, lui qui, autrefois, apparaissait comme un espoir pour son fief sérésien.

Sur le même sujet
Plus d'actualité