Avocates, rivales et associées

Le fantôme d’un même mari les oppose, l’avenir d’un même cabinet les unit. Une série judiciaire enlevée.

lebowitzcontrelebowitz_1_rtbf

Jusque-là, c’était Lebowitz et Lebowitz. Paule et Simon, divorcés mais associés, réunis au sein du cabinet d’avocats qu’ils ont fondé ensemble. Mais le second décède brutalement au moment même où la première apprend son remariage avec Irène, leur jeune et ambitieuse collaboratrice. Double choc pour Paule. Un troisième suit bientôt lorsqu’elle découvre que Simon a légué toutes ses parts à sa nouvelle épouse, faisant d’elle l’associée majoritaire du cabinet. Aussi véhémente que brillante, l’enflammée quinquagénaire décide alors de jouer les francs-tireurs et monte son propre cabinet… de l’autre côté de la cloison qu’elle fait construire en plein milieu du bureau.

Désormais, ce sera Lebowitz contre Lebowitz, l’ex-femme contre l’officielle. Pour parachever la mutation, Paule laisse à sa rivale les gros dossiers pour se consacrer à la défense de la veuve et l’orphelin – en l’occurrence, dans le premier épisode, celle d’une femme accusée d’avoir tué le probable responsable de la mort de sa fille. La guerre des cabinets s’annonce ardue, mais l’avocate a de la ressource. Et surtout, une sacrée équipe: sa piquante assistante Nadia, langue bien pendue et orthodoxie procédurale toute relative, à laquelle se joint David, un ancien gendarme, bon élève un poil rigide mais diablement efficace dans ses enquêtes. Un trio de choc qui fait la différence – au tribunal comme dans le flot des séries judiciaires.

L’abattage de Clémentine Célarié donne le rythme, fort bien entretenu par un ton enlevé et des répliques qui claquent. Mais il faut aussi saluer la performance de la très drôle Cécile Rebboah (la meilleure amie de Valérie Bouley dans Fais pas ci, fais pas ça) qui sait décidément offrir à ses seconds rôles une réjouissante énergie comique. Pas de quoi révolutionner le genre, mais le divertissement est assurément au rendez-vous.

Plus d'actualité