L’Italie se rebiffe

Et s'il était possible de refuser le racket?

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La carte est blanche, voire un peu jaune au nord, orange et rouge au Sud, dès qu’on a dépassé Rome pour aller vers Naples et, plus loin, Palerme. Elle montre les différences d’intensité dans la pratique du racket ou plutôt du « pizzo ». En Italie, le pizzo, qui renvoie à l’origine à un bec d’oiseau, c’est une protection octroyée par la mafia pour un commerce, une entreprise contre un paiement mensuel. Rien qu’à Palerme et ses alentours, où le pizzo fait partie du quotidien, on estime que la mafia récolterait 160 millions d’euros par année. Si la première personne à avoir refusé ce racket en Sicile, Libero Grassi, n’a survécu que trois semaines à sa bravoure, les associations et mouvements anti-racket fleurissent en Italie. Elles sont septante aujourd’hui et luttent ensemble, autant contre la loi du silence et la fatalité, que contre cette extorsion endémique.

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