Michel Cymes explore la richesse de la police scientifique

Avec un faux meurtre pour fil rouge, le médecin explore la richesse de la police scientifique depuis ses origines.

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Le corps criblé de balles, le visage lacéré et recouvert d’un mouchoir, Michel Cymes est étendu sur le sol froid d’une grange plongée dans une inquiétante pénombre. Pour les besoins de la science, ou plutôt de la vulgarisation scientifique, l’animateur a commandité son propre assassinat cathodique. Il va suivre la police et les médecins légistes sur la piste de preuves laissées par son meurtrier. On est loin des habituels sujets sur la police scientifique qui, pour prouver que la vraie vie ne répond pas aux ordres de Grissom, présentent un coup de pinceau sur une empreinte digitale, un écouvillon dans la bouche, une petite musique de Who et puis s’en vont.

Cet épisode d’Aventures de médecine (qui a déjà évoqué la greffe de visage, les urgences…) mêle interviews, reportages et images d’archives pour pointer les origines de la discipline ainsi que les révolutions qui s’opèrent encore de nos jours. On y découvre que tout a commencé en cherchant des poux. Des bestioles récupérées dans les cheveux de Coco la chérie, une prostituée assassinée à Lyon, disculpèrent un alcoolique accusé à tort et firent entrer dans l’arsenal de la justice les preuves scientifiques – plus doucement que sûrement dans un premier temps. Suivirent les folles mesures anthropométriques d’un ex-étudiant en médecine recalé qui devint patron de l’identité judiciaire ou encore l’incendie du Bazar de la Charité, qui ne laissa que des corps calcinés et ouvrit la voie à l’identification dentaire.

Aujourd’hui, la science cultive des morts dans des « fermes » américaines pour constituer une base de données précises sur le comportement des insectes près des cadavres, et des autopsies virtuelles sont effectuées grâce à un scanner et des modélisations 3D. Les morts n’ont pas fini de parler.

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