Bettina Rheims, une photographe de talent

Les femmes de 3 h du matin

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« Au fond, ce que j’aurais voulu, c’est peut-être être plus reconnue dans les institutions, les musées, confie Bettina Rheims. Je n’ai pas eu beaucoup de reconnaissance de la critique. À l’étranger oui, mais pas en France. En France, les gens pensent que j’ai photographié des vedettes, avec peut-être un tout petit peu de mépris, pas beaucoup de considération. » Alors que la MEP de Paris consacre une exposition à la photographe, Michèle Dominici présente le parcours de celle qui aime photographier les femmes « comme s’il était trois heures du matin« , quand le maquillage a coulé, que le contrôle a baissé sa garde. D’une première séance tremblante avec Charlotte Rampling à une célébration de son œuvre par Christie’s à Londres, l’artiste se dévoile par touches, moins mise à nu que ses modèles. Plutôt un joli instantané de petites confidences à l’heure du thé que des révélations décomplexées de petit matin. 

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