Marie sans chichis

Elle a le sourire, l'audace, la talent, l'engagement et la sympathie. Marie Gillain a tout de l'invitée idéale.

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Ce n’est pas l’actrice qu’on croise le plus souvent sur les plateaux télé. Aussi, quand on apprend qu’elle va s’asseoir aux côtés de Joëlle Scoriels dans 69 minutes sans chichis, on s’impatiente d’avance. Parce que Marie Gillain, la quarantaine à peine fêtée, est une demoiselle qu’on aime à la fois regarder et écouter. Une rencontre en juin dernier, le temps d’une papote pour évoquer la sortie de Difret, un film qui dénonce les mariages d’enfants – elle n’y joue pas, mais elle le soutient en tant que marraine de Plan Belgique -, nous a rappelé à quel point l’actrice était sans doute la plus méconnue des pépites belges. Quand on lui disait qu’elle n’avait tourné, jusqu’ici, qu’un seul film – intitulé… Marie – avec un réalisateur belge, elle nous a répondu « Oui, et encore, il était à moitié russe!« , avant d’ajouter qu’elle ne désespérait pas de travailler un jour avec des cinéastes de chez nous, c’est-à-dire de chez elle. Elle nous a dit combien son rôle sulfureux dans la pièce de théâtre La Vénus à la fourrure lui avait fait du bien, et pas seulement pour le Molière qu’elle a reçu en échange. Elle nous a confié qu’elle se sentait prête, aujourd’hui, à libérer ses émotions dans des rôles qui lui donnaient des vrais frissons, non sans se souvenir de Mon père, ce héros qui lui a peut-être permis d’accéder trop vite à son rêve – jouer – « avec ce que cela comporte de merveilleux et de perturbant« . Elle nous a parlé de Ken Loach, de Bouli Lanners, des films qu’elle aime, de ses films à elle qui n’ont pas toujours trouvé l’écho espéré, de ses deux filles qui la guident et de ce métier qui continue à l’émerveiller. Chaque fois qu’elle parlait, il y avait du sourire dans ses mots. Précisément ce sourire qu’on va retrouver ce jeudi soir avec un enthousiasme qu’on ne vous cache pas…

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