The Whispers, le nouveau bébé de Spielberg

Et si les amis imaginaires de nos enfants n'étaient pas si inoffensifs que ça? Réponse avec Steven Spielberg.

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La thématique de l’enfance est l’un des sujets chers à Steven Spielberg. Pas de surprise donc à le voir produire cette fresque fantastique adaptée de L’heure H, une nouvelle de l’Américain Ray Bradbury datant de 1947. Proposé l’été dernier outre-Atlantique, The Whispers (traduisez par « Les chuchotements ») raconte l’histoire de plusieurs enfants partageant le même ami imaginaire nommé Drill. Le souci, c’est qu’un accident se réalise à chaque fois que l’un de ces charmants bambins papote avec le « fantôme ». Pour tenter de faire la lumière sur cette tragique récurrence, le FBI appelle à la rescousse l’agent Claire Bennigan (Lily Rabe, Prodige), qui se remet tout juste du décès de son militaire de mari et qui garde la tête hors de l’eau grâce à leur fils Henry (Kyle Harrison Breitkopf). Elle ne se doute pas alors que cette enquête va bouleverser sa vie, mais aussi celle de ses proches. En parallèle, et alors que les restes d’un avion militaire disparu sont localisés en plein désert, un homme (Milo Ventimiglia, Heroes) peine à retrouver son identité…

Passé un générique qui n’est pas sans rappeler les sonorités horrifiques d’American Horror Story, le pilote de ce feuilleton s’évertue à jouer avec efficacité sur deux plans: le drame familial et le mystère qui plane autour de ce personnage central qu’on ne voit pas. Pour sûr, on comprend d’emblée que les mioches n’hallucinent pas. Même l’héroïne semble croire à leurs affabulations. Plus on avance dans le récit et plus les questions qui entourent Drill se révèlent comme étant le moteur de l’intrigue. Qu’on se rassure, on saisira très vite ce qui se trame derrière cette énigme. Reste que les véritables enjeux donnent dans le déjà-vu et auront bien du mal à transporter les téléspectateurs dans les treize épisodes qui composent cette unique saison.  

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