Du papier aux musiques

Manoukian continue à raconter les secrets des grands hits français. Sachez-le: on aime bien cette émission. 

viesecretchansons_2_france_3

Il flotte toujours quelque chose d’apaisant sur le plateau de La vie secrète des chansons, où André Manoukian, assis devant son piano, reçoit des artistes pour papoter avec eux de leurs tubes. Quelque chose à la fois de tiède et intime, qui installe instantanément une douce complicité entre l’hôte et les hôtes. Du coup, une fois qu’on se met à les écouter, on a l’impression d’être à côté d’eux et on se laisse emporter dans le flot de toutes ces petites histoires qui forment la grande histoire de la chanson française. Si le concept n’a rien d’une composition compliquée, Manoukian parvient à en faire une succession de refrains auxquels on s’attache très vite, preuve que ce sont souvent les mélodies les plus simples qui font les bons tubes, même cathodiques.

Lancée en mai 2015 par France 3, en prime time, l’émission souffle déjà son troisième volet. On y croisera notamment Patrick Bruel, venu expliquer la colère qui l’animait dans Casser la voix. Hervé Vilard, lui, revient sur l’inévitable Capri c’est fini, qu’il a rédigé par « urgence vitale » à la fin d’une histoire d’amour douloureuse. Mais la vérité qui se cache derrière Mon ami mon maître, chanté par Serge Lama, est peut-être la plus émouvante: elle s’adresse à Marcel Gobineau, jadis régisseur de la salle parisienne de Bobino et devenu le véritable « père adoptif » de Lama après son tragique accident de voiture de 1965 dont il fut le seul survivant. D’autres tubes, comme Mon manège à moi (Edith Piaf), Le tourbillon (Jeanne Moreau), Nougayork (Claude Nougaro) ou La panne d’essence (Sylvie Vartan) dévoilent également leurs secrets et leurs impacts, le temps d’une parenthèse musicale à laquelle – vous l’avez compris – on n’accorde que des bonnes notes…

Sur le même sujet
Plus d'actualité