Dans l’antichambre de « Shoah »

Douze ans de travail pour une œuvre historique

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12 ans, 200 heures de prises de vues dans 40 pays, 10 heures de film. Les chiffres ne peuvent résumer Shoah (1985) que d’aucuns considèrent comme l’une des œuvres les plus importantes jamais produites sur l’Holocauste. Pourtant, avant d’accepter cette commande du ministère des Affaires étrangères israélien, pour Claude Lanzmann l’enfer n’était qu’un nombre: « Je ne connaissais rien à la Shoah, je savais ce que tout le monde savait: 6 millions de Juifs. (…) Un chiffre, un résultat ». Recherche de témoins, approche de criminels de guerre, montage à rallonge… Entre mégalomanie et émotion, le journaliste-cinéaste relate les coulisses de son film qu’il a centré sur « ces gens qui n’ont jamais connu Auschwitz » car « ils ne savent pas où ils sont, ils ne savent même pas où ils meurent ».  

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