Retour aux sources: KGB-CIA, au corps à corps

Au bout de la Deuxième Guerre mondiale, la jeune CIA et l'expérimenté KGB se sont retrouvés en Allemagne pour se livrer la course aux renseignements, nerf fantasmé de la guerre froide.

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Une poignée de main et puis fini. Au lendemain des accords de Yalta, de la fin de la guerre, un nouveau conflit allait naître, entre deux visions du monde et deux puissances désirant influer sur le monde. Les États-Unis, d’un côté, portaient le capitalisme en bandoulière, et désiraient qu’il devienne l’évidence pour tout le monde, et une source d’hégémonie pour eux-mêmes. L’Union soviétique, pressurisée par la main de fer de Staline, rêvait d’étendre le communisme. Entre les deux, une Europe vacillante qui devait se reconstruire. Au cœur de tout cela, il y avait Berlin. L’épicentre du conflit polaire. Dans la grande ville, séparée en deux, les espions tentent d’en savoir toujours plus sur les plans, les ambitions des autres. A ce petit jeu, les Russes ont de l’avance. « On faisait cela vraiment par idéologie », témoigne un ancien colonel du KGB dans KGB-CIA au corps à corps. « Contrairement aux Occidentaux », glisse-t-il ensuite. Les services secrets russes sont plus anciens que la CIA. Ils vont déployer et soutenir sur place la fameuse Stasi, pieuvre de l’espionnage en RDA, qui, dit-on, aurait suivi près d’un Allemand de l’Est sur trois. Le documentaire relate les tactiques incroyable de Markus Wolf, l’un des plus grands espions du vingtième siècle, qui lança les « Roméos ». Ces agents séduisaient des femmes, employées dans des ambassades ou les secrétariats des services secrets occidentaux. Une fois que celles-ci s’étaient compromises à donner des documents, elles ne pouvaient plus revenir en arrière et devenaient des sources aisément manipulables. En chemin, on tombe sur des personnages légendaires, comme Günter Guillaume, proche conseiller du chancelier Willy Brandt, qui était en fait un agent de la Stasi et fuitait depuis des années des informations à l’Est. 

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