L’angle éco: Dieu et l’économie

Les marchands du temple

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Une maison pavillonnaire familiale, décoration moderne immaculée, acquise pour un prix supérieur à celui du marché. Les heureux propriétaires ne sont ni des gogos dupés par un agent immobilier ni des négociateurs du dimanche ayant récupéré un taux d’intérêt exorbitant. C’est leur foi qui a encouragé cette dépense supplémentaire: ils ont choisi le prêt islamique. La maison est achetée deux fois devant un notaire, une première fois par l’organisme de financement, puis par les propriétaires qui investissent la maison. Un arrangement qui satisfait aux principes de la finance islamique où le crédit est proscrit. Parmi les autres règles fondamentales, enseignées dans des universités comme celle de Paris-Dauphine, figure l’interdiction d’investir dans des entreprises commercialisant de l’alcool et du porc ou de spéculer. De nombreuses banques proposent désormais assurances vie, épargnes et services estampillés « charia compatibles » et Londres accueille ces investisseurs d’un nouveau genre à bras ouverts. Hypermarchés halal, grand cru casher, pratique de la religion au sein de l’entreprise ou nouvelles activités du catholicisme, les reportages donnent un nouvel éclairage sur le business de Dieu, loin des poncifs sur les souvenirs de Lourdes.

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