Meurtres à Avignon

Au tour d’Avignon de prêter son décor à une enquête policière régionale. Avec deux femmes aux commandes.

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Avec ses remparts, son centre historique, son Palais des Papes, la ville d’Avignon, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, ne pouvait qu’accueillir l’un des polars-terroir coproduits par la RTBF. Si le décor change, l’intrigue pioche dans les mêmes sources que les précédents épisodes de la série – légendes, croyances et trésors moyenâgeux. Elle commence ici avec la découverte d’un squelette dans la chambre forte, jusque-là secrète, du palais pontifical. Une affaire qui échoit, comme de coutume, à un duo de flics assortis comme chien et chat. Petite variante, le traditionnel couple se compose cette fois de deux femmes, le commandant Laurence Ravel, célibataire bourrue incarnée par Catherine Jacob, et le commandant Julie Ravel, sa nièce, campée par Laëtitia Milot. La seconde, brillante flic venue du 36 quai des Orfèvres, rejoint avec enthousiasme l’équipe de la première, pas très emballée en revanche de voir débarquer la fille du frère qu’elle n’a pas revu depuis trente ans. Mais les démêlés familiaux s’effacent vite devant l’efficacité de la jeune recrue (forcément, elle a été formée outre-Atlantique) et le trouble de Laurence: après avoir appris que le squelette retrouvé est celui d’une amie d’enfance, elle découvre un deuxième corps mutilé qui se révèle être… un autre ami d’enfance. Un retour dans le passé s’impose décidément pour le commandant. Pas de quoi frémir ni s’extasier devant ce téléfilm formaté qui répond au cahier des charges de la collection « Meurtres à ». Mais on n’est pas mécontent d’échapper à l’intrigue amoureuse – même si elle laisse place à une histoire de famille pas beaucoup plus originale. D’autant que la relation entre les deux héroïnes trouve un peu de piquant avec les coups de gueule de Catherine Jacob, toujours à l’aise quand il s’agit de jouer les râleuses.

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