State of Affairs

Après Grey's Anatomy, le come-back périlleux de Katherine Heigl dans une série d'espionnage.

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Sa démission avait fait grand bruit: en 2010, Katherine Heigl – qui incarnait le Dr Izzie Stevens – claquait la porte de Grey’s Anatomy après six années de service, en se brouillant avec Shonda Rhimes, sa créatrice, et en prétextant vouloir se concentrer sur sa carrière cinématographique. Quatre ans plus tard, alors qu’elle a enchaîné une poignée de films, la voilà de retour sur le petit écran dans State Of Affairs. Un feuilleton d’espionnage lancé en 2014 sur la chaîne américaine NBC, et dans lequel elle endosse un agent de la CIA, Charlie Tucker. Son job? Repérer tout ce qui pourrait menacer de près ou de loin la sécurité de son pays. Du déjà-vu. Oui mais voilà, cette espionne rend directement des comptes à la présidente des USA (Alfre Woodard, Desperate Housewives), qui n’est autre que sa belle-mère… Ou presque. Car Aaron, le fiancé de Charlie – et donc le fils de la « commandante en chef », vient d’être tué en mission.

Sur la forme, ce State Of Affairs rappelle un peu Homeland, avec Claire Danes. Mais la comparaison s’arrête là. Car, sur le fond, cette série est avant tout développée pour le grand public, quand bien même certaines scènes peuvent s’avérer délicates. Les épisodes, eux, peinent à trouver leur rythme de croisière, la faute à une production instable (le scénariste en chef Ed Bernero – Esprits criminels – a quitté le navire une fois les premiers chapitres tournés). Quant au rôle central, il souffre de ne pas être suffisamment développé. Dès lors, on s’attache difficilement à ce personnage que Katherine Heigl prend visiblement à cœur. Autant de défauts de fabrication qui ont empêché State Of Affairs d’être renouvelée après sa première saison.

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