Les 25 ans des Carnets du bourlingueur

Le globe-trotteur a préparé un numéro anniversaire très spécial qui fait le tour du monde et des années. 

lambillon_1_-_rtbf

Philippe Lambillon distille conseils de survie et anecdotes de voyage depuis un quart de siècle. L’occasion de faire le point…

S’il fallait tirer un bilan de ces 25 années…

PHILIPPE LAMBILLON – Je crois qu’on a bien installé le personnage. Et ce n’était pas gagné. Au début, on jouait vraiment sur la survie, ce qui était à la mode à l’époque. Je n’aurais jamais imaginé que cela allait continuer aussi longtemps. On a fait évoluer le Bourlingueur pour rester pertinents. De la survie pure, on est passés aux gens, aux animaux, aux paysages… Tout en maintenant la carte de l’humour. Ma grande – peut-être unique – satisfaction c’est que le public est toujours au rendez-vous après 25 ans. Et que c’est un public diversifié: de plus en plus jeune et féminin. Les gens me voient comme un copain qui voyage et qui ramène des anecdotes qui les fait rire. Je fais partie de la famille télévisuelle et ça, c’est une belle réussite.

A quoi ressemblera cette émission anniversaire?

P.L. – Pour l’occasion, j’ai visionné plusieurs milliers d’heures de rushes pour choisir des séquences dans l’ensemble des Carnets. Y compris ceux tournés dans des formats qui n’existent plus aujourd’hui. J’ai retrouvé de nombreuses images qui n’ont jamais été diffusées. Il y a 25 ans, on n’utilisait pas les scènes ratées pour des bêtisiers. Et pourtant, on avait de quoi faire… Celles-là, je les ai ressorties. Cela montre bien ce qu’est un tournage du Bourlingueur: une série d’ennuis qu’il faut gérer au quotidien. Et puis, on se rend compte de l’évolution. Lors des premiers tournages, par exemple, on utilisait des animaux en caoutchouc. Je partais en voyage avec un sac plein d’achats faits dans un magasin de farces et attrapes!

Certains souvenirs doivent particulièrement vous tenir à cœur…

P.L. – J’ai toujours aimé tourner avec des animaux. Je ne sais pas pourquoi mais ils se sentent à l’aise avec moi. On a beaucoup d’images où un animal me suit pendant tout le tournage. Par exemple, je rentre d’Australie, où un bébé kangourou nous a accompagnés durant tout le voyage, pensant que j’étais sa maman. Sinon, je me rappelle ce lama qui s’asseyait sur le siège passager de la voiture, à côté de moi. Je l’avais racheté à un restaurant qui comptait le cuisiner. Il ne nous a plus lâchés. Mes enfants étaient extrêmement tristes que je ne l’aie pas ramené. Mais je ne ramène jamais d’animaux. Je vous rassure, le lama est toujours en vie. Il est chez un ami, au Chili. J’ai des nouvelles régulièrement.

A contrario, certains moments vous laissent peut-être amer!

P.L. – Non, je n’ai pas de mauvais souvenirs. Juste des maladies qui ont été pénibles. Le seul regret, c’est de ne pas pouvoir rester en contact avec toutes les personnes que je rencontre sur place. On se rapproche très vite et je pars en ne sachant pas si je vais avoir des nouvelles.

Jusqu’où ira le Bourlingueur?

P.L. – J’ai encore la motivation et tant que le public est intéressé, je continuerai. Le Bourlingueur a méchamment déteint sur moi, et vice versa. J’ai encore des projets et des idées pour les cinq ou dix ans à venir. Et des envies de voyages dans des no man’s land ou des zones de non-droit. Ce sont des lieux qui m’attirent énormément. Bref, j’espère célébrer encore quelques anniversaires! (Rire.)

Sur le même sujet
Plus d'actualité