Kev Adams: Voilà voilà

Ça décoiffe...

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« Voilà, voilà » peut refléter la gêne ressentie lors d’une discussion à laquelle on ne trouve plus rien à dire. Et quand il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir! Kev Adams, qui n’a pas sa langue en poche, en a fait sa devise. Tel Aladin qu’il a interprété cette année au cinéma, le jeune humoriste a un bon génie qui le suit depuis 2009. Parti de rien, avec quelques sketches gribouillés dans un cahier d’histoire-géo, Kevin passe rapidement à la vitesse supérieure sans même avoir l’âge de conduire. Quelques festivals, à seulement 18 piges, lui permettent de se faire les dents pour les premières parties d’Anne Roumanoff et de Gad Elmaleh avec son premier spectacle intitulé The Young Man Show. Le grand public le découvre alors grâce à ses passages télé dans l’émission On n’demande qu’à en rire et dans la série Soda. Depuis, tout ce qu’il touche se transforme en or. Après deux ans de tournée internationale, l’heure était au dernier salut cet été. Pour ceux qui auraient raté les prouesses du fiston, La Deux diffuse Voilà, voilà, enregistré au Dôme de Marseille en juin 2015. Bye bye l’étiquette d’humoriste des djeun’s, Kevin Smadja souhaite à présent faire rire sans distinction d’âge en abordant des sujets plus personnels. Les conflits intergénérationnels, sa découverte des Etats-Unis, le divorce de ses parents sont des thèmes nouveaux pour le brun aux cheveux hirsutes, qui se refuse néanmoins à parler de politique ou de religion. Mêlant autodérision, comique de situation et numéro de danse, l’amuseur de 24 ans a déjà gagné son pari. Comme quoi un humoriste capable de faire rire les jeunes, leurs parents et les grands-parents en même temps, c’est possible.

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