Le Hobbit: La désolation de Smaug

Excellentes Hobbitudes

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Treize années de sa vie que Peter Jackson aura passé à adapter Tolkien. Après la trilogie du Seigneur des anneaux et avoir juré à Ian McKellen (Gandalf) qu’on ne l’y reprendrait plus, il se lance dans l’adaptation des aventures de Bilbon le Hobbit que Guillermo del Toro (Le labyrinthe de Pan) vient d’abandonner. Ce n’est pas sans difficultés: accusé de dénaturer cette histoire plus enfantine et de hacher menu le roman court de Tolkien pour en tirer trois films (avec à la carte créatures inventées et ajout contesté de Tauriel pour une romance ratée), Jackson tient bon. Et pour suivre la mise en bouche poético-comique du premier épisode de la saga, Le voyage inattendu, le Néo-Zélandais met les bouchées doubles avec l’apocalyptique Désolation de Smaug, histoire de rappeler qui est le maître incontesté de l’heroic fantasy des années 2000. Si l’effet de surprise n’y est plus dans La bataille des cinq armées, c’est en guerrier que Jackson conclut l’aventure. Avec une énergie forcenée dans l’action et les combats homériques qui, malgré ses défauts, élève sa saga du Hobbit au rang de mythologie incontournable.

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