Frank Sinatra, le crooner à la voix de velours

Retour aux sources étale la vie dorée de Frank Sinatra, à travers un portrait inédit qui dessine aussi le portrait de la glorieuse Amérique des années 50 et 60. Bande-annonce.

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Le décor est facile à planter. Nous sommes dans les années 50, aux Etats-Unis. Le pays est en train de se parer de ses plus beaux atours, imposant au monde sa fascination pour le music-hall, ses films made in Hollywood, les posters de ses villes où tout n’est que glamour, gloire et beauté. Des images presque parfaites, traversées par des voitures qui scintillent, des casinos luxueux, des Américains sapés comme s’ils étaient nés pour séduire, des demoiselles à l’élégance finement pailletée et des adolescents avec des rêves plein la tête, prêts à profiter des plages ensoleillées de Californie, pile à l’heure où l’industrie des loisirs connaît elle aussi son apothéose. Une époque bénie. Celle d’une Amérique qui ne craint rien ni personne, esthétisant ses charmes par le biais de la télévision et de ses héros qui semblent façonnés pour devenir éternels. A l’aube des Golden Sixties, ces héros-là mènent évidemment la belle vie. L’un d’eux s’appelle Frank Sinatra et, partout où il passe, la puissante Amérique lui tend les mains.

Tout sourit à cet enfant unique né dans le New Jersey de parents italiens. Un oscar pour son (second) rôle dans Tant qu’il y aura des hommes et des albums qui s’écoulent comme des petits pains. Le temps des Strangers In The Night, My Way et New York, New York n’est même pas encore arrivé, mais il est déjà au sommet. Il s’affiche aux bras d’Ava Gardner, en lui chantant I Am A Fool To Want You. Il possède son propre label, chantonne avec Elvis Presley et se lie bientôt d’amitié avec un certain John Fitzgerald Kennedy. On le surnomme « The Voice » et il ne fait aucun doute que le crooner, à ce moment-là, est tout simplement l’homme de spectacle le plus populaire du globe.

La suite? L’équipe d’Elodie de Sélys la raconte dans un numéro de Retour aux sources en forme de road-movie. Mis en boîte par Michel Viotte – à qui l’on doit notamment l’excellent documentaire La route du blues -, le portrait voyage entre les parts de lumière et les zones d’ombre d’un artiste qui haïssait Marlon Brando autant que… My Way, qui flirtait avec la mafia autant qu’avec l’adultère, mais qui avait tellement de charisme et de fans que, de son vivant, absolument rien ne pouvait l’atteindre. Il aurait eu 100 ans ce 12 décembre. C’est peut-être le moment ou jamais de mieux le cerner, en compagnie d’images et de témoignages que Franky lui-même n’a probablement jamais vus.

 

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