Travail au noir: faut-il tricher pour s’en sortir?

Une question de survie

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En Belgique, le travail au noir atteindrait 6%. Touchant surtout les secteurs du bâtiment et de la restauration, cette fraude fiscale se répand désormais dans tous les métiers et toutes les classes sociales. Catherine est femme de ménage. Et pour survivre avec son salaire de 1.400 euros, elle se transforme en coiffeuse à domicile après ses heures. Michael, un maçon qui refait des salles de bains pour la moitié du prix officiel, ne se considère pas comme un hors-la-loi mais une victime de la crise. Pourtant ne rien déclarer peut leur coûter très cher: entre 3 ans de prison et 45.000 euros. « Par chance », c’est difficile de prendre ces travailleurs en flagrant délit. C’est sans doute pour cela que l’inspection sociale a ouvert un site pour permettre à tout citoyen de dénoncer les fraudeurs. Pas moins de 200 plaintes y ont déjà été enregistrées. Mais pire, ce document révélera que l’Etat français emploie 50.000 personnes au noir, dont 40.500 pour le seul ministère de la Justice. Cherchez l’erreur!

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