Trop jeune pour mourir: Philip Seymour Hoffman

Le voleur de vedettes

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Happé dès l’adolescence par le théâtre, Philip Seymour Hoffman a rejoint Hollywood au début des années 90, avant que le cinéaste Paul Thomas Anderson ne lui offre des rôles à la hauteur de son immense talent. Sans le faire exprès, ce que l’acteur a fait de mieux, c’est transformer ses seconds rôles en compositions de première classe, volant souvent la vedette à ses partenaires. S’il a dû attendre d’incarner Truman Capote en 2005 pour qu’on se souvienne définitivement de lui grâce à son oscar du meilleur acteur, le comédien new-yorkais a marqué l’histoire du septième art par son jeu habité, lourd, intense, malin et brillant. Arte en brosse un portrait dense et émouvant, presque un an après sa rencontre fatale avec une héroïne qui, hélas, n’était pas là pour jouer les seconds couteaux. 

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