Solar Impulse, le vol perpétuel

Le vol perpétuel suit l'extraordinaire aventure du Solar Impulse alors qu'il entame son tour du monde depuis Abou Dhabi.

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C’est un projet fou à cent millions d’euros ou presque. Un vol autour du monde de cinq mois, en douze étapes et 35.000 km, avec un avion qui ne fonctionnerait qu’à l’énergie solaire. Quand Bertrand Piccard imagine ce périple, on est en 1999. Il sait déjà que l’aventure sera onéreuse et semée d’embûches. Quatre ans plus tard, le pilote est trouvé. Ce sera André Borschberg, un Suisse lui aussi. Faire voler un avion solaire est un véritable défi. Vu sa taille importante (une envergure de plus de soixante mètres) et sa faible vitesse (moins de cent kilomètres à l’heure, généralement), effectuer un virage est fortement périlleux. De plus, il est très très compliqué d’imaginer le faire voler de nuit. Ce n’est qu’en 2009 que Solar Impulse fera son premier vol d’essai, d’une durée de 87 minutes.

Jusqu’à 2013, l’avion va multiplier les vols d’essai, de plus en plus longs. Cette année-là, André Borschberg fait un grave accident d’hélicoptère sur un glacier suisse. Il en réchappe de justesse. A partir de là, la construction du Solar Impulse 2 est lancée, en vue du projet de tour du monde. Le vol perpétuel suit les premières étapes de ce rêve technologique, au départ d’Abou Dhabi. L’avion s’envole ensuite pour Mascate, puis l’Inde, la Chine et le Japon. Jusque-là, les vols sont courts mais le moment le plus important du film se déroule au-dessus du Pacifique, quand Borschberg doit voler durant cinq jours d’affilée de Nagoya jusqu’à Hawaii. Sur l’archipel américain, toutefois, des problèmes mécaniques empêchent le Solar Impulse de redémarrer. Bertrand Piccard doit, une nouvelle fois, partir à la recherche de plusieurs millions de dollars pour relancer son projet.

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