Retour aux sources: Manneken Swing

L'homme qui n'imaginait pas sa vie sans le jazz.

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Figure marquante du jazz d’avant-guerre, au même titre que Fud Candrix ou Jean Omer, le dénommé Stan Brenders n’a pas pu résister aux sonorités de La Nouvelle-Orléans. Dans les années 30, puis 40, il a fait en sorte que l' »american jazz » et ses bands ensorcelants trouvent écho dans les oreilles belges, se produisant notamment dans le mythique café art déco de l’Archiduc, au centre de Bruxelles. Plus tard, ce pianiste enjoué deviendra aussi le chef d’orchestre de la formation jazz de l’INR et s’octroiera les compliments de ce bon vieux Django Reinhardt. Cela avant de commettre une erreur qui lui coûtera son arrestation: jouer pour des Allemands en uniforme nazi et épris de son art. Ce vendredi, dans Retour aux sources, Elodie de Sélys évoque le parcours du musicien en zoomant aussi bien sur les paradoxes de l’euphorie de la Libération que sur les envies d’un homme qui n’imaginait pas sa vie sans le jazz. Ou le portrait d’un Manneken Swing qui a fait couler… de l’encre.

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