L’héritage d’une reine: les passions d’Elisabeth

Tout au long de sa vie, l’humaniste Elisabeth a usé de son influence pour enrichir les patrimoines culturels et scientifiques de la Belgique.

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Certes, Elisabeth de Belgique n’est pas aussi populaire que son homonyme britannique (Elizabeth II). Pourtant, l’épouse du roi Albert Ier a marqué son époque. Car cette visionnaire a lancé des initiatives très modernes et même franchement anticonformistes.

Née duchesse en Bavière, Elisabeth fut habitée toute sa vie par sa passion pour la musique. C’est elle qui créa le concours qui porte son nom. C’est elle aussi qui milita pour la naissance de la Chapelle Reine Elisabeth, dans laquelle sont formés des musiciens du monde entier. Mais l’intérêt de la jeune femme ne s’arrêtait pas à la musique. Grande amatrice d’art, elle encouragea la construction du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Fascinée par l’égyptologie, elle était présente lors de l’ouverture du temple de Toutankhamon. Loin de lancer les ordres de son trône, la reine s’impliquait personnellement dans la recherche de mécènes pour toutes ces entreprises. Tout comme elle milita pour la création d’un hôpital à La Panne, soit à quelques kilomètres du front, durant la Première Guerre mondiale, et qui permit de sauver des milliers de vies. La « reine infirmière » fut aussi à la base de campagnes systématiques de soins et vaccinations au Congo. Amie des grands intellectuels de son époque – parmi lesquels Albert Einstein, Jean Cocteau ou encore Colette – elle lança une fondation médicale encore active aujourd’hui. Tout au long de sa vie, l’humaniste Elisabeth a usé de son influence pour enrichir les patrimoines culturels et scientifiques de la Belgique. Ça valait bien un portrait à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort…

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