Une place à prendre

Adapté d’un roman de J.K. Rowling, cette mini-série est à l’exact opposé de la saga Harry Potter.

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Avec Une place à prendre, c’est un peu comme si J.K. Rowling avait voulu faire table rase du passé. Ou tout du moins, se prouver à elle-même, et à ses lecteurs qui ont pour certains déjà bien grandi, qu’il lui était possible de s’éloigner de l’univers fantastique et enfantin de Harry Potter (450 millions d’exemplaires vendus à travers le monde!). Ce roman publié en 2012, dont on découvre l’adaptation télévisuelle aujourd’hui, s’articule autour d’une communauté anglaise vivant dans la bourgade fictive – et a priori idyllique – de Pagford. Une micro-société soudainement déstabilisée par la mort d’un de ses notables, Barry Fairbrother (Rory Kinnear), emporté dans la quarantaine par une rupture d’anévrisme. Fervent défenseur de la veuve et l’orphelin, ce dernier laisse dès lors un siège vacant au sein du conseil paroissial de la ville (d’où le titre original de l’œuvre: The Casual Vacancy). Il n’en faut pas plus pour que sa disparition réveille les ambitions de celles et ceux qui espèrent à présent le remplacer. Dans la petite guerre qui éclate, tout semble désormais permis. Mais le décès de Barry va aussi bouleverser l’existence de ceux qu’il défendait bec et ongles. Un seul être vous manque…

À mi-chemin entre la tragédie et la comédie noire, cette mini-série britannique en trois épisodes souffre malheureusement de son trop grand nombre d’intervenants. Cette multiplicité tend parfois à complexifier l’intrigue, tout en diluant ses enjeux. De fait, ils peinent à accrocher et même à passionner le téléspectateur. Reste le plaisir d’entrapercevoir une autre facette de l’auteur (attention, cette production souvent crue n’est vraiment pas destinée aux enfants!), et de retrouver Michael Gambon, l’interprète d’Albus Dumbledore dans les derniers opus de Harry Potter.

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