A.I.: Intelligence artificielle

Spielberg sur les traces de Kubrick

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Stanley Kubrick y pensait depuis belle lurette: adapter une courte nouvelle de Brian Aldiss publiée en 1969, Les supertoys durent tout l’été, dont il avait acheté les droits d’adaptation. L’écrivain britannique, aujourd’hui âgé de 90 ans, y racontait l’histoire de super-jouets pour s’interroger sur les limites de l’intelligence artificielle, tout en lançant une habile réflexion sur ce que peuvent être l’humanité et le rapport au réel. Une collaboration avec Spielberg fut longtemps espérée, mais sans aboutir. Etrangement, elle se concrétisa après le décès de Kubrick, sur l’insistance de sa veuve Christiane, qui tenait à voir la vision de son mari portée à l’écran par le créateur d’E.T. et de tant d’autres classiques du cinéma contemporain. Pour déboucher au final sur une collaboration hors du commun, par-delà les contraintes de la mort, entre deux grands cerveaux du 7e art. « Un travail dans lequel je voulais me reconnaître tout en espérant que Stanley en aurait été fier. » Une fois encore la preuve de l’intelligence d’un cinéaste d’exception.

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