Un jour, un destin: The Queen

Qui se cache sous les chapeaux à plumes de la plus célèbre et durable monarque d’Europe?

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« Ceux qui savent ne parlent pas, ceux qui parlent ne savent pas. » Laurent Delahousse déterre l’adage ancestral, souvent utilisé pour évoquer la famille royale britannique. Retranchée derrière un absolu devoir de réserve, Elisabeth II n’a jamais accordé d’interview. Ceux qui parlent sont ici une cousine, une demoiselle d’honneur, le petit-fils de Churchill, un ancien majordome, un chargé de presse… Savent-ils? Ils racontent en tout cas une histoire riche et l’ouvrent sur un assourdissant silence. Le 31 août 1997, Diana meurt dans un accident de voiture. Le monde entier est en émoi, la Grande-Bretagne clame sa douleur, Elisabeth poursuit ses vacances en Ecosse.

Le décès de la princesse des cœurs aurait pu sonner le glas du règne de celle qui fut aussi, à sa façon, une princesse du peuple. C’est aux côtés de celui-ci que la jeune Elisabeth choisit par exemple de s’engager durant la Seconde Guerre mondiale, en conduisant des ambulances dans l’armée. Derrière le conservatisme de la monarque qui vit défiler douze Premiers ministres à Downing Street, le magazine nous présente la petite fille qui ne se rêvait pas princesse. Il présente l’amoureuse déterminée qui lutta pour épouser ce bel homme de la Navy, rencontré alors qu’elle avait 13 ans ainsi que la grand-mère qui s’évertue de tea time en tea time à transmettre à William les clés du royaume.

C’est un scandale, celui d’un oncle régnant, amoureux transi d’une femme divorcée, qui la mit par ricochet sur le trône. Les autres suivront. Combien de fois ce roc émotionnel en tenues chatoyantes a-t-il eu envie de faire manger son chapeau aux responsables de la presse à sensation? Combien de vidéos de « famille heureuse » à tourner pour faire oublier? Elle réussit quoi qu’il en soit à faire chanter le God Save The Queen à ses sujets depuis 63 ans.

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