69 minutes sans chichis: Jean-Pierre Coffe

Un "bon client" cette semaine pour Joëlle Scoriels

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Le catalogue d’anecdotes de Jean-Pierre Coffe est bien plus long qu’une liste d’additifs dans un mauvais plat de grande distribution. A 77 ans, quelques mois après la sortie de sa biographie (Une vie de Coffe, aux éditions Stock), le critique gastronomique reviendra ce soir sur son existence mouvementée. Sur le plateau de Joëlle Scoriels, l’ancien meneur de revue passionné de théâtre présentera le menu de sa vie teinté de père absent, de jardinage et de bisexualité.

Dans son livre il se souvient de cet enregistrement de La grande famille, en 92, où il se retrouva avec un « amalgame de saindoux et de mauvaise tripaille » entre les mains et s’exclama dans un élan de spontanéité non-filtrée, en regardant la saucisse: « ça, c’est de la merde! ». Il n’en fallait pas plus pour devenir la coqueluche du zapping, gagner une marionnette aux Guignols et marquer les esprits au point que, vingt ans plus tard, l’expression fasse encore les gros titres. S’il revient sur cet épisode qui créa le mythe, Jean-Pierre Coffe semble surtout prêt à dévoiler l’envers de la grande gueule, ses nuances, le manque de mère, les régimes dévastateurs et les plaies pansées en binant.

Passé des louanges du produit tout juste sorti de la terre ou du flanc d’un bœuf à la publicité et la consultance pour Leader Price, le toqué se défendait récemment: « Pour moi, aider le consommateur à bien manger pour pas cher, c’est de l’humanisme ». Livrera-t-il dans Sans chichis un témoignage sans acidité ni édulcorant?

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