Pop culture: Björk

La fée électrisante

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Atypique et géniale, elle est une artiste protéiforme, si unique que le MoMA de New York lui a offert une rétrospective – hélas aussi décriée qu’elle était attendue. Difficile d’être à la hauteur de Björk, ses compositions incroyables, ses vidéos bluffantes, sa personnalité hors du commun. Tita von Hardenberg et Hannes Rossacher se proposent d’approcher l’énigmatique Islandaise, qui réussit le tour de force de livrer des albums foncièrement singuliers – des « bulles de fantaisie et de féerie« , dit-elle – sans jamais se révéler vraiment. Sauf, peut-être, dans son magnifique dernier opus, « Vulnicura », chronique déchirante de sa séparation d’avec le plasticien Matthew Barney. Sans saisir tout à fait celle qui naquit lors d’une éruption volcanique – elle en conserva sans doute les braises -, leur documentaire en rend ses contours plus précis. Si le commentaire paraît un peu sage au regard de la folie de l’artiste, ses propres interviews et les interventions de proches (notamment son vieil ami, le poète et auteur Sjon Sigurosson) éclairent joliment la star aux mille visages.

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