Un crime parfait?

François Troukens va présenter le nouveau magazine judiciaire de RTL-TVI. Une sorte de Faites entrer l'accusé. Ambitieux!

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Les anciens braconniers font les meilleurs gardes-chasse. C’est parce qu’il connaît le monde des truands, des flics et des avocats que l’ex-braqueur belge va, mieux que personne, décrypter les Affaires criminelles françaises, diffusées sur M6.

La télé, vous rêviez d’en faire?

François Troukens – Jamais. J’avais commencé des études de photographe. J’aurais aimé en faire mon métier ou devenir réalisateur, mais pas me trouver devant l’objectif. Enfant, je voulais être reporter de guerre. L’action, le côté scoutisme, l’aventure me fascinaient.

Vous relevez un sacré challenge…

F.T. – J’en suis conscient, je n’ai pas le professionnalisme d’un présentateur. On tourne les plateaux en extérieur dans des lieux insolites. Je dois contrer le froid, apprendre un texte par cœur et convaincre. C’est un nouvel exercice auquel je ne m’attendais pas. Mais je me suis pris au jeu.

Quel est votre rôle dans Crime parfait?

F.T. – J’écris mes textes. Avec la production, on essaie de vulgariser les faits et de compléter l’information. Souvent après la diffusion, l’affaire évolue, il y a eu des jugements, de nouveaux éléments ou des acquittements. Je fais aussi des parallèles avec la Belgique. Par exemple, l’intime conviction qui remonte au siècle des Lumières (le XVIIIe siècle – NDLR) suffit en France. Pas en Belgique où il faut légitimer les questions, justifier le jugement des jurés. J’explique ce que je connais de par mon passé.

Cela ne vous gêne pas d’être utilisé pour vos faits d’armes?

F.T. – Je ne renie pas mon passé, il fait partie de moi, il m’a construit. Ce négatif, je pense l’avoir transformé en positif aujourd’hui. Ce qui m’intéressait surtout à travers cette médiatisation, c’est de pouvoir attirer l’attention sur le problème des prisons. Il y a des jeunes qui en sortent sans aide pour se réinsérer. Si RTL donne une chance à quelqu’un comme moi, c’est un signal fort. Le patron d’un magasin peut aussi engager un jeune pour ses compétences.

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