Beasts of No Nation

Beasts of No Nation, adaptation du roman éponyme d'Urodinma Iweala, a marqué les esprits à la Mostra de Venise. Et c’est Netflix qui en assure la sortie mondiale, dès aujourd'hui…

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Sérieux prétendant au Lion d’Or lors du dernier festival du film de Venise, Beasts of No Nation a fait couler beaucoup d’encre avant même sa sortie mondiale. Et pas uniquement parce que Netflix a la quasi exclusivité sur la distribution du long métrage. Le sujet du film, adaptation du roman éponyme du Nigérian Uzodinma Iweala, mérite à lui seul l’attention du public. Beasts of No Nation s’attaque à l’alarmante problématique des enfants-soldats, décrite sans concession.

C’est dans un village, quelque part en Afrique de l’Ouest, que débute la fiction. Agu et sa famille tentent de fuir la guerre civile. Mais le jeune garçon, livré à lui-même, se retrouve contraint de rejoindre une milice. Le chef du groupe rebelle, surnommé le Commandant, exerce sur ses hommes un énorme pouvoir – mélange de crainte et de fascination. Comme beaucoup d’autres, il a compris qu’il n’existe pas plus fidèles compagnons d’armes que ceux endoctrinés dès l’enfance. Le chef de guerre s’entoure donc d’une armée de pré-adolescents auxquels il arrache sans scrupule toute trace d’innocence. Agu, le naïf gamin qui rêvait d’être médecin, devient guerrier. Avec réticence, dégoût même, il commence à tuer. Piégé dans cette nouvelle existence, sous la coupe du Commandant, l’enfant-soldat va tenter de survivre sur le champ de bataille et, surtout, face à sa propre conscience. Mais à quel avenir peut-on aspirer quand on s’est rendu responsable de massacres avant la puberté?

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