The Following

Une ultime saison de The Following un peu trop fidèle à son concept et à ses personnages.

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Nombreuses sont ces séries américaines qui, arrivées au bout de leur propos, auraient dû logiquement s’interrompre après une poignée de saisons. Parmi les exemples les plus flagrants, on pourrait citer Dexter – l’histoire d’un serial killer qui ne s’en prenait qu’aux méchants – pour lequel quatre salves auraient largement suffi. Idem pour Prison Break (un intello passé maître dans l’art de s’échapper de taule), dont la substantifique moelle avait été totalement extraite en deux ans. On craint le pire d’ailleurs pour sa résurrection annoncée… The Following, dont la troisième fournée inédite débarque aujourd’hui, entre dans le même cas de figure. Sauf qu’ici, le rideau aurait dû tomber dès la fin de la première année. On s’en souvient, après une fascinante chasse à l’homme, l’agent du FBI Ryan Hardy (Kevin Bacon) semblait définitivement débarrassé du meurtrier Joe Carroll (James Purefoy), un gourou aux multiples adeptes. Mais voilà. Au regard du succès remporté par ce thriller, les producteurs n’ont pas résisté à la tentation de sauver in extremis leur bad boy qui, au cours du deuxième round, avait fait couler le sang de plus belle. Au début de cette saison 3, le sale type moisit désormais dans le couloir de la mort. Hardy, pour autant, est toujours de la partie: son passé s’apprête d’ailleurs à le rattraper. Si de nouveaux dégénérés sont sur le point de surgir sur sa route, il devra en effet aussi assumer certains de ses faits et gestes. Des actes dont le téléspectateur a été témoin. De fait, ce dernier aura très rapidement une impression d’éternel recommencement, à mesure que ces quinze derniers épisodes vont se dérouler devant lui. Une sensation de redite qui fera fuir le public en quête de nouveauté, mais qui ravira sans doute les irréductibles aficionados. Pas déplaisant, mais redondant.

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