J’parle pas aux cons, ça les instruit

Les mots d'Audiard

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C’était un flingueur. Comme ses tontons. Avec des dialogues aux petits oignons qu’il ne devait pas aller chercher bien loin: sur le zinc des bistrots. Faux modeste et vrai cynique flamboyant, le génial Audiard savait que la bêtise humaine étant sans borne, le terreau où fleurissaient ses bons mots était inépuisable. Des mots d’une drôlerie impertinente et d’une intelligence subtile qu’il mettait dans les bouches gouailleuses, amusées et complices de Gabin, Ventura, Belmondo et bien d’autres. Après Un taxi pour Tobrouk, Arte nous dresse un joli portrait du bonhomme, qui n’était pas que le rigolo et formidable dialoguiste des Tontons flingueurs. Fan de cyclisme, c’était aussi un passionné de littérature arguant qu' »un homme qui n’aime pas Rimbaud n’est digne d’aucun intérêt ». Mais rassurez-vous, avec, toujours, l’humour en bandoulière. Autant vous le dire tout de suite: le doc de ce soir est loin d’être une Mortelle randonnée.

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