Ainsi soient-ils, saison 3

Les meilleures séries ne sont pas éternelles et les créateurs d’Ainsi soient-ils ont tranché: leurs héros ne poursuivront pas leur chemin dans la foi au-delà de cette troisième et dernière saison. Il faut dire que leur apprentissage s’est achevé (quatre années se sont écoulées depuis la fin du deuxième volet). Il est temps pour nos séminaristes devenus prêtres de se confronter à la société, dans la paroisse où ils ont chacun été envoyé. Un ultime enjeu, qui induit une rupture avec les saisons précédentes, pose de nouvelles questions, dessine un premier bilan pour ces hommes de Dieu encore hésitants. Et c’est encore plus passionnant

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Les meilleures séries ne sont pas éternelles et les créateurs d’Ainsi soient-ils ont tranché: leurs héros ne poursuivront pas leur chemin dans la foi au-delà de cette troisième saison. Il faut dire que leur apprentissage s’est achevé (quatre années se sont écoulées depuis la fin du deuxième volet). Il est temps pour nos séminaristes devenus prêtres de se confronter à la société, dans la paroisse où ils ont chacun été envoyé. Un ultime enjeu, qui induit une rupture avec les saisons précédentes, pose de nouvelles questions, dessine un premier bilan pour ces hommes de Dieu encore hésitants. Et c’est encore plus passionnant.

Rencontre avec Clément Manuel (Falco), Bruxellois d’adoption, qui campe Guillaume, un des jeunes prêtres, écartelé entre sa foi, son homosexualité et sa vie d’homme.

Cette série rencontre depuis ses débuts un succès tant critique que public. Quelle en est sa clé?

Clément Manuel – La clé, c’est qu’Arte a eu l’audace de laisser carte blanche à celui qui a eu l’idée, Bruno Nahon. Acteurs ou techniciens, nous n’avions pas de grosses références préalables. Mais chacun avait une énorme envie de bien faire. Au final, ça a créé une émulation et une œuvre authentique.

Que nous réserve cette dernière saison?

C.M. – Là, je suis en train de la visionner et franchement, c’est génial. Les audiences ont un peu fléchi l’an passé, mais la chaîne a, là aussi, eu la bonne idée de nous laisser terminer en beauté. La diffusion est cette fois particulière, car nos personnages sont passés de séminaristes à prêtres et les épisodes sont articulés autour d’un personnage à la fois.

Quand reverra-t-on Falco?

C.M. – Au printemps. La série réunit six millions de téléspectateurs! Mais je ne peux pas trop en dire. (Sourire.) Là, je tourne aussi dans Ennemi public, l’une des futures séries de la RTBF, et j’avoue n’avoir jamais joué un truc pareil. La barre a été placée très haut!

Vous n’arrêtez plus…

C.M. – Je savoure. Mais si je tourne pas mal de séries pour le moment, c’est le hasard. Je fais ce métier pour avoir de beaux rôles avant tout. On est en 2015 et je me moque des clivages qui subsistent encore, surtout chez nous. Je fais aussi du théâtre et j’ai un projet de long métrage, avec Thomas Ancora.

 

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