Léo Matteï, brigade de mineurs

Jean-Luc Reichmann, grand sauveur d’une jeunesse en perdition, revient avec l’insigne de Léo Mattéï.

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Lors de la création de la série en 2013, TF1 semblait faire un cadeau à son animateur-vedette sans trop croire en Léo Mattéï. Mais c’était sans compter la popularité de Jean-Luc Reichmann et celle du genre policier en France. En cette rentrée 2015-2016, le flic au grand cœur revient pour une troisième saison inédite. Certes, les épisodes sont toujours donnés au compte-goutte. Forte d’un concept original – chose peu commune sur TF1, qui préfère les concepts ayant fait leur preuve ailleurs, Léo Mattéï, brigade des mineurs ne sort finalement pas trop du cadre familial et ne bouscule pas les codes narratifs. Tandis que Jean-Luc Reichmann, acteur et co-créateur, s’est efforcé de défendre sa série sur un mode rassembleur. La prise de risque a donc été très limitée.

Reichmann, qui vient d’écrire un livre, attendu pour novembre, annonce une nouvelle saison traitant de sujets au plus près des « problèmes de société », avec toujours pour sujets la famille et les adolescents. On parle de gestation pour autrui, de prostitution ou encore de déni de grossesse. L’évolution notable est, ici, une mise en retrait du fil rouge personnel du héros (la disparition de sa fille) au profit d’un développement des personnages liés aux intrigues policières. Celui qui porte la série de bout en bout raconte: « Nous nous efforçons d’être au plus proche des inquiétudes et des interrogations de la société d’aujourd’hui. Nous avons avant tout envie de surprendre et de toucher les téléspectateurs. L’évolution de Mattéï se fera dans ce sens mais il restera toujours au service des causes plus grandes que lui. » La démarche est noble, mais trop grande pour la série, restée au stade de promesse.

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