La fin de la nuit

Pas sainte, Thérèse

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Il est des personnages qui collent à l’âme de leur créateur. Thérèse Desqueyroux fut pour François Mauriac de ceux-là, revenant à plusieurs reprises dans l’œuvre de l’écrivain. Première suite du célèbre roman, La fin de la nuit nous emmène quinze ans après le non-lieu de l’héroïne – une paria depuis qu’elle a tenté d’empoisonner son époux. Qu’est-elle devenue? Le réalisateur Lucas Belvaux s’empare du récit de Mauriac et imagine une Thérèse moderne (Nicolas Garcia), plus âgée que son modèle littéraire, affaiblie par la maladie, rongée par la solitude et la vacuité de son existence plus que par la culpabilité. L’arrivée de sa fille (Louise Bourgoin), qu’elle n’a pas vue depuis des années, vient à la fois réveiller sa fibre maternelle et un désir qui la perdra à jamais. Une œuvre austère, que l’on aurait souhaité plus sensuelle.

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