La loi d’Alexandre

Gérard Jugnot joue l’avocat timide au grand cœur dans cette nouvelle série judiciaire un peu niaise.

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Josiane Balasko n’a pas souhaité tourner de quatrième épisode de La loi de Barbara. Sur le cadavre encore chaud de l’avocate acariâtre aux 14 % de parts de marché, France 3 a donc créé Alexandre, la douceur des cours d’assises, incarné par Gérard Jugnot. Secondé de la jeune Karine (Héléna Soubeyrand), il choisit de défendre la compagne de la victime qu’il prend pour une coureuse de dot. Un curieux choix motivé par une quête de vérité qui colle à merveille au profil de ce nouveau chevalier blanc du PAF. Ex jalouse, accusés d’anciens procès, complot industriel; Alexandre imagine tous les scénarios. Il est surtout persuadé que la juge se moque de savoir ce qui est arrivé à l’avocat qui a si souvent mis en pièces l’accusation. Il faut dire que le Raphaël était du genre quinqua branleur et malsain qu’on déteste en trois minutes. Tellement exaspérant que quand les coups de club de golf pleuvent sur lui, notre seule crispation provient de la manière dont la scène est filmée. Âme bienveillante et optimiste, Alexandre va de son côté mettre quelques dizaines d’années avant d’envisager que cet homme n’était peut-être pas le fidèle allié qu’il pensait avoir.

Aurait-il besoin de tuer « le frère » pour exister? Si c’est la première fois que l’acteur enfile la robe d’avocat, c’est aussi la première fois que son personnage se retrouve lâché dans l’arène. Convaincu d’être un piètre orateur, il avait l’habitude d’écrire les plaidoiries et de laisser le flamboyant Maitre Raphaël Menaud captiver l’audience. Parviendra-t-il à faire acquitter sa cliente? Supportera-t-il la vérité sur la mort de Raphaël? Un nouveau rendez-vous bon enfant qui oscille entre le convenu et le touchant.

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