La culture coûte que coûte

Touche pas à ma culture

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Des festivals meurent, des théâtres ferment. Chaque fois, le même argument: la culture coûte cher, la crise demande des sacrifices. Comme s’il ne s’agissait que d’un divertissement onéreux et dispensable – ce que semblent penser les populistes de droite aux Pays-Bas, où ce documentaire entame son enquête sur la place de la culture dans une Europe asphyxiée par l’austérité. Interrogeant divers acteurs de la vie culturelle à Amsterdam, Nantes ou Berlin, Reinhild Dettmer-Finke dresse l’état des lieux d’un secteur fragile, rappelle l’argent qu’il génère et l’importance qu’il revêt pour l’image de marque d’un pays comme pour l’éducation de son peuple – « l’art, c’est ce qui fait en sorte que l’esprit est agile », résume ainsi Jean Blaise, directeur du Voyage à Nantes. Un film inégal sur un sujet essentiel, qui réserve quelques intéressantes interviews.

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