Coûte que coûte: Guerre du luxe dans les nuages

Les vols de première classe représentent 50 % du profit des compagnies aériennes. Un voyage à la découverte du luxe dans les avions.

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Le 24 mai dernier, en marge du Salon européen de l’aviation d’affaires de Genève, on apprenait que l’aviation de luxe avait généré dix-neuf milliards d’euros, une somme assez rondelette au vu de la crise et du besoin de pas mal d’entreprises de réduire leurs coûts. Pourtant, le succès de l’aviation low cost pourrait agir comme un fameux obstacle. En Angleterre, par exemple, pour des raisons d’image évidentes, David Cameron et le prince William ont récemment été vus sur des vols à bas prix. Pourtant, si les vols de première classe ne représentent que quelques sièges dans un Boeing ou un Airbus (20 % du trafic, en tout), ils génèrent 50 % des profits de l’aviation. Du coup, les compagnies sont aux petits oignons avec ces clients juteux et rivalisent d’ingéniosité pour les attirer. Bien sûr, on n’est pas encore au niveau des avions de mégalomanes comme Donald Trump (100 millions de dollars et écran 52 pouces à bord) ou le sultan de Brunei (230 millions de dollars, décoration en or comprise). Ici, RTL-TVI se penche sur des places oscillant entre 5.000 et 10.000 euros pour de simples allers Paris-New York. Que peut-on trouver dans ces premières classes qui justifie un prix pareil? En parcourant Internet, on trouvera par exemple, chez Etihad, la possibilité d’avoir sa propre chambre de 11 m² avec salle de bains et lieu de réunion, pour une vingtaine de milliers d’euros l’aller. Chez Air France, un vol dans « La Première », espace de 3 mètres carrés, vous permettait de goûter, en début d’année, à la nourriture du chef triplement étoilé Anne-Sophie Pic. Idem chez Singapore Airlines, où on vous accueillera à coup de grands crus et de mets fins. Bienvenue dans les ambitions aériennes bling-bling des ultra-riches.

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